Un collectif associatif provincial s'est formé il y a quelques semaines, au lendemain de l'annonce de la réforme de la province de Namur. Il regroupe notamment le réseau Bébébus, le Centre d'Action Interculturelle, le Groupe Animation de la Basse-Seambre, la Caravane pour la Paix, Infor Jeunes Namur, et Namur Entraide Sida.

Ceux-ci sont bien décidés à se faire entendre. Ils seront d'ailleurs désormais présents tous les mercredis de 10 à 11h devant le palais provincial pour faire part de leurs revendications.

"Le Collège Provincial de Namur a pris une décision à l’égard d’une série d’associations œuvrant pour les publics les plus défavorisés de notre Province en leur retirant l’entièreté des subventions provinciales dès le premier janvier 2021, sans préavis, sans s’intéresser aux conséquences du service qui ne sera plus rendu à la population, ni aux conséquences en terme de perte d’emplois de ces associations. Nous parlons de plusieurs dizaines d’emplois qui passeront à la trappe. Nous avons averti l’ensemble des Conseillers Provinciaux de cette décision qu’ils ne connaissaient pas ! le point devrait être débattu lors du prochain Conseil Provincial, ce vendredi 23 octobre en visioconférence.

Nous avons également décidé de nous montrer et de nous faire entendre sur la place publique dès le 7 octobre dernier et également le mercredi 14 octobre. Nous allons continuer ces manifestations tous les mercredis devant le Palais provincial : notre situation financière est grave à cause de l’attitude de la Province qui se retranche derrière un impératif fédéral et des injonctions régionales qu’elle n’a, à aucun moment, négocié afin de sauver les actions voire les associations dans leur essence même.

Nous avons avec nous des centaines de personnes, des familles, des parents, des personnes issues de l’immigration, des personnes aidées dans leur pays d’origine, des jeunes, des personnes en souffrance, des personnes pour qui la Province nous a reconnu l’expertise et qui nous a donné une mission précise. Certaines de ces associations sont même nées de la volonté de la Province de les créer.

On ne peut pas agir de la sorte, la Députation Permanente est dans ce cas non respectueuse de notre travail, de notre public, de nos travailleurs et du mandat qu’elle nous a donné."