Les nouvelles normes imposent une isolation supplémentaire. Le choix du bon père de famille sera-t-il de la fermer pour de bon ?

Les nageurs namurois et alentour sont frustrés depuis longtemps : cela faisait des années que les 3 piscines namuroises n’étaient pas ouvertes en même temps, à peu de chose près.

Sans vouloir être alarmistes, autant en profiter : l’échevin Tanguy Auspert ne sait pas jusqu’à quand cette situation idyllique durera. Car tant Salzinnes que Jambes devront à nouveau faire l’objet de travaux. "Le souci, c’est que les normes changent sans arrêt. Tantôt c’est l’électricité, tantôt le traitement de l’eau. La dernière imposition concerne l’isolation des bâtiments", explique l’échevin des Bâtiments publics.

Ce qui veut dire que la rénovation de la piscine de Salzinnes ne coûterait plus 4 millions, comme prévu dans le plan piscines dressé il y a 4 ans, mais que cela pourrait coûter beaucoup plus cher. Peut-être même trop cher pour sauver la piscine.

"On doit demander au bureau d’études de mettre à jour les coûts en fonction des nouvelles normes pour avoir une idée plus précise, mais le coût pourrait grimper jusqu’à 7 millions. Même si un subside de 3 millions nous avait été octroyé à l’époque, cela reste un budget énorme pour la Ville."

Même si la piscine de Salzinnes reste la préférée des Namurois, peut-être estimeront-ils, comme le collège, qu’une réflexion est à mener sur la fermeture de Salzinnes au profit d’une nouvelle piscine… Le sujet n’a pas encore été abordé franchement, mais devra l’être dans la majorité CDH/Ecolo/MR.

Quant à Jambes, sa remise aux normes pourrait passer avant la rénovation de Salzinnes, même si cela ne figure pas dans le plan initial : la dépense serait moindre pour une piscine plus récente.