Pour le contrôle de la quarantaine, la réunion entre les Bourgmestres de la province de Namur et Marie Muselle, Gouverneur faisant fonction, a été élargie au Procureur du Roi et à des représentants de l'Aviq, venus donner des explications aux bourgmestres sur l'information qu'ils pourraient recevoir. Ce fut l’occasion de lever certaines confusions concernant le volet répressif qui est et reste du ressort des autorités judiciaires et de rappeler que le rôle des Bourgmestres est davantage un rôle d'accompagnement. Il a été rappelé que l’arme la plus efficace dans la lutte contre la pandémie est que les porteurs, symptomatiques ou pas, soient isolés, testés et ne puissent contaminer d'autres personnes. 

Le respect de la quarantaine est donc essentiel. Or il apparait que pour certains citoyens, cette consigne de quarantaine n'est pas suffisamment claire. Puis-je aller faire mes courses ou chercher mes enfants à l'école ? De multiples questions se posent. L'utilisation des médias, on le sait, ne touche pas tous les citoyens et ne permet pas une adhésion aussi forte que le face à face. Sans oublier les éventuels problèmes de langue. Et c'est là que les services communaux ou du CPAS ont un rôle à jouer et c’est bien dans cet accompagnement que les communes ont accepté de s'impliquer hier matin. 

Par ailleurs, les Bourgmestres ont reçu ce mardi soir une circulaire du Ministre de la Justice. Les voyageurs qui refusent de se mettre en quarantaine seront sanctionnés d’une amende de 250 euros. Ce sont les fonctionnaires communaux qui seront chargés du contrôle, sur base d’une liste de noms dressée par la Région. La police ne sera donc plus mobilisée que s’il est nécessaire de faire des constatations sur place et de dresser un PV.