Le 10 février 2018, une rixe éclate dans un café de la rue Rogier à Namur. Marc, présent ce vendredi devant le tribunal correctionnel, est au centre de l’histoire, il est accusé d’avoir cassé des bouteilles et du mobilier et d’avoir frappé la patronne. "On dit que je suis l’auteur mais je suis la victime. On a voulu me tuer. J’ai été invité à boire un verre puis j’ai été agressé, j’ai reçu un coup de poing au visage. J’ai voulu appeler la police mais la patronne m’a pris mon téléphone, nous nous sommes bousculés et nous sommes tombés derrière le comptoir, 2 bonshommes se sont présentés avec des couteaux, j’ai entendu dire que l’on voulait me faire la peau. La police est entrée et m’a ramené chez moi. Je vous jure, c’est moi la victime, j’ai eu la peur de ma vie." Comme souvent dans ce type de dossier, les faits sont flous et c’est la parole de l’un contre celle de l’autre.

Si, d’après le dossier, la victime a subi une incapacité de moins de 4 mois, celle-ci estime qu’elle n’a pas pu travailler durant 12 mois. Les pièces présentes au dossier évoquent une incapacité de moins d’un mois. La présidente Matagne a demandé des pièces probantes à la partie civile, alors que la faisabilité d’une peine de travail par le prévenu fera l’objet d’une enquête d’ici le 13 novembre.

JVE