Contournement sud : le comité dénonce cette dépense publique des ministres wallons Prévot et Di Antonio

Dans les villages des communes d’Assesse, Profondeville et Yvoir concernés par le projet d’une nouvelle route qui lierait directement l’hôpital de Mont-Godinne avec la N4 et la E411, la grogne populaire ne s’éteint pas. De nombreuses affiches fleurissent pour s’opposer à ce projet qui, à entendre le ministre de tutelle Carlo Di Antonio (CDH), est toujours en réflexion puisqu’une dizaine d’options différentes (y compris ne passer que par des voiries existantes) sont envisagées.

Le comité d’opposants, qui a pris pour nom celui de la route (RN931), décoche une nouvelle flèche en cette période électorale. "Maxime Prévot et le ministre Di Antonio ont jeté 190.000€ à la poubelle dans un projet de route que leurs propres spécialistes savaient pourtant voué à l’échec", explique Maurice Goethaels, au nom du comité.

"Le projet de tracé, établi dans le bureau du ministre Prévot le 30 septembre 2015 et mis à l’étude à la demande du ministre par un bureau luxembourgeois, passe en effet au-dessus du trou d’Haquin, un site karstique exceptionnel, truffé de galeries gigantesques, que les spéléologues belges et étrangers arpentent depuis des décennies. L’étude luxembourgeoise a coûté 190.000€ et peut être envoyée à la déchiqueteuse puisque personne dans l’entourage du ministre n’a pris la peine de signaler l’existence de ce gigantesque gruyère situé sous la future RN931, décriée et contestée par la population locale. Curieux quand on sait que les spécialistes wallons du sous-sol ont écarté d’autres projets de route au même endroit dès les années 1970 en raison de la zone karstique. Curieux quand on sait qu’en trois minutes, tout amateur peut découvrir de multiples études sur la nature du sous-sol à cet endroit."

Le comité en est persuadé : c’était une étude inutile. On fera remarquer que les études servent à donner un éclairage à un dossier, et que ce dernier ne va pas forcément se réaliser, qu’il faut parfois dépenser un peu pour savoir s’il est judicieux de dépenser beaucoup (les coûts sont énormes en matière de voiries). En tout cas, aux yeux du comité, ces 190.000€ d’argent public auraient été mieux utilisés ailleurs.