Les travaux annoncés n’ont pas débuté. Le statu quo au niveau du dossier

Voici maintenant trois ans qu’une partie d’un mur et une portion de la rue de Meez, à Dinant, se sont effondrés. Depuis lors, la route est fermée à la circulation. Les riverains doivent effectuer un détour de plusieurs kilomètres. Ils en ont marre.

Fin octobre 2015, les autorités communales dinantaises annonçaient que les travaux de remise pourraient débuter. "On nous demandait dans un rapport d’expertise de réaliser des travaux de fondation pour voir si des dégâts ont été occasionnés en dessous du mur lors de la construction d’un immeuble. Les ouvriers communaux les ont réalisés. On attend maintenant d’autres conclusions de l’expert", déclarait l’échevin des Travaux, Robert Closset.

Depuis lors , rien n’a bougé à Bouvignes. Enfin, si… Ce dimanche vers 12 h, une autre partie du mur s’est à nouveau effondrée, sur un parking privé cette fois. Heureusement, il n’y avait aucun véhicule, aucun piéton. "On se doutait que ça allait continuer à se dégrader", commente l’échevin Robert Closset.

Le hic, c’est que tant que des travaux de soutènement ne seront pas réalisés, les dégâts s’agrandiront. "Ce petit événement va nous aider. Cela montre qu’il est temps d’agir", commente à son tour le bourgmestre, Richard Fournaux.

Mais pour agir, il faut que le tribunal civil de Dinant tranche. Ce dernier avait mandaté un expert chargé de trois missions : établir la raison de l’effondrement, désigner qui est le propriétaire du mur et détailler les mesures à prendre pour la reconstruction de la voirie et du mur.

"Il a fini son dossier. À l’époque, une entreprise générale de construction a acheté le terrain à la commune pour construire un immeuble qu’il a ensuite revendu à une copropritété. Cette entreprise a travaillé sur le bas du mur, ce qui a peut-être donné les premiers chocs. La vétusté a ensuite fait le reste."

À en croire Robert Closset, les responsabilités semblent se dégager. Mais le propriétaire du mur n’est, lui, toujours pas connu. En attendant, la Ville envisage toujours d’entreprendre les travaux de réparation pour éviter une catastrophe, pour ensuite se retourner contre le propriétaire. Mais pour cela, le tribunal civil doit se positionner. "Mais aucune date n’a encore été fixée."

S. M.