Déjà fragilisée par le départ d’Axel Tixhon mi-août 2021, la majorité dinantaise s’est cassé la figure en octobre dernier suite au départ des socialistes Audrey Bernard et Laurent Belot, remplacés par Alain Rinchard et Jean Briot, et aux dissensions au sein de la liste Dinant de Robert Closset.

Depuis, on attend la formation d’une nouvelle majorité car l’actuelle est plus que bancale avec 14 siège sur 23. Alain Rinchard, Jean Briot, Alex Miskirtchian et Laurent Brion, sans oublier l’électron libre Marie-Christine Vermer (ID !) voteront à chaque fois en leur âme et conscience. Difficile d'être à l'aise dans ces conditions. Tous les groupes ont discuté ensemble pour trouver une solution. Mais près de trois mois plus tard, rien n’a vraiment bougé. Néanmoins, des certitudes se dégagent.

La première est que la LDB (minorité avec 9 sièges sur 23) ne s’alliera pas avec les socialistes et les deux dissidents de la liste de Robert Closset. Ensemble, ils auraient ainsi ou obtenir une très courte majorité. "Dans la liste de Robert Closset, il y en a qui sont ouverts et gagnent à être connus (Ndlr : Laurent Brion et Alex Miskirtchian). Par contre, chez les socialistes, c’est plus compliqué. Ils voulaient presque tout. Il faut se faire une raison, avec eux, ça n’ira pas", explique Victor Floymont. "S’il doit y avoir quelque chose, çe sera avec ID !". Les négociations sont cependant au point mort depuis plusieurs semaines. Dans les rangs de la LDB, on dit avoir revu les exigences à la baisse. Ils souhaitaient un partage des postes en cas d’alliance avec ID ! pour une nouvelle majorité. : quatre pour ID ! et quatre pour la LDB. "On a mis de l’eau dans notre vin en en acceptant trois. Thierry Bodlet connaît notre position mais, pour l’instant, nous n’avons pas de nouvelle."

Dans les rangs socialistes, on confirme que les réunions organisées tant avec la LDB qu’avec ID ! n’ont pas été concluantes. "Il y a à chaque fois eu des divergences d’opinions. Nous ne voulons pas monter dans la majorité à tout prix", nous dit Alain Rinchard qui confirme que des conditions ont été posées. Parmi celle-ci figure la reprise des compétences liées au tourisme et au commerce, qui faisaient partie du portefeuille de Laurent Belot. Il y en a d’autres, notamment concernant la manière de travailler du bourgmestre Thierry Bodlet. "Il les connaît mais je ne suis pas certain qu’il les accepte."

Et si, finalement, rien ne changeait jusqu’à la fin de la législature ? Bien que la situation actuelle soit difficilement tenable, elle dure depuis bientôt trois mois et le budget 2022 a été voté dans ces conditions délicates. "Et il n’y a pas de grands projets au programme car il y a une épée de Damoclès au-dessus des finances communales. Il n’y a donc rien d’urgent", poursuit Victor Floymont. Les compétences de l’ancien échevin Belot pourraient dès lors être distribuées aux différents échevins actuels. "Et ils économiseraient un salaire."

Chez ID !, " il n’y a rien à dire", lâche le bourgmestre Thierry Bodlet. Quant aux dossiers relevant de la culture ou du commerce, "on travaille dessus tous ensemble de manière collégiale, en attendant la désignation d’un nouvel échevin." Sans n’avoir rien à dire, ces quelques mots traduisent tout de même une volonté de se renforcer.