Namur

Le 26 avril 2018, la tension est montée entre 2 conducteurs dans les rues de Salzinnes, sur une distance de près de 4 kilomètres.

Alors qu'Alice (prénom d'emprunt), circule, elle s'étonne de la lenteur et des coups de frein excessifs de Jean (prénom d'emprunt), le conducteur qui la précède. Elle le dépasse finalement. Au carrefour suivant, alors que le feu est rouge, l'homme, âgé de 76 ans ans et ancien objecteur de conscience, sort de son véhicule et se met à tambouriner sur le capot, en rage. La jeune femme ouvre alors la fenêtre et Jean lui signale que « si elle n'était pas une femme, il lui en collerait une ». Ce qu'il finit par faire, selon la conductrice, qui va déposer plainte à la police avant de faire constater des lésions à l'arcade sourcilière par son médecin traitant.

Jean est formel : il n'a pas frappé la victime. L'avocat d'Alice réclame 1000€ de dommage pour sa cliente.

Pour le parquet, le seul élément objectif dans cette affaire est le certificat médical dressé après les faits. Le ministère public estime cependant qu'un doute subsiste et demande l'acquittement du prévenu.

Pour l'avocat de Jean, la jeune conductrice, qui roulait avec son cruise control, était impatiente alors que son client ne faisait que respecter les règles de prudence élémentaires. Le conseil du conducteur met en doute la parole de la conductrice. Il note que le certificat a été établit par un médecin traitant, qui a pu manquer d'objectivité et note que des mentions ont été rajoutées à celui-ci à posteriori. Il demande donc l'acquittement de son client au bénéfice du doute. Il précise aussi que suite à l'altercation, le père d'Alice a retrouvé Jean et s'est rendu à son domicile, tout aussi furibond. Plainte a été déposée, une information judiciaire est en cours.

Jugement le 3 juin