Le 25 janvier dernier, quatre ans de prison ont été requis par le parquet de Namur à l’encontre d’un prévenu accusé de viol et de coups et blessures ayant entraîné une incapacité de plus de 4 mois sur la personne de son épouse. Ce lundi matin, il a été acquitté de la prévention de viol et a bénéficié d'une suspension du prononcé pour les coups. Le dépassement du délai raisonnable a notamment été constaté. L'incapacité de travail retenue a par ailleurs changé et est inférieure à quatre mois.

La victime affirmait avoir, le 31 mai 2016, repoussé à plusieurs reprises son conjoint. Elle l'accusait d’avoir agi sans son consentement, précisant que leur fille de 11 ans, présente dans la maison, l'a entendu protester contre cette relation sexuelle. La scène de coups et blessures a eu lieu le lendemain. Le prévenu a fait tomber la victime avant de monter sur elle et de la maintenir par la gorge, avant que leur fille fasse irruption dans la pièce et frappe son père pour qu'il relâche sa mère.

Les faits déclarés établis ont eu lieu sur fond d'échangisme. "Il a imposé le libertinage à sa femme et il menaçait celle-ci d'aller voir des prostituées si elle n'obtempérait pas et lui faisait également du chantage au suicide. Peu de temps avant les faits, il a d'ailleurs demandé à sa femme de trouver des partenaires pour la soirée d'échangisme dont il avait envie », disait le parquet de Namur.