Les mauvaises herbes prolifèrent à cause de l’interdiction des produits chimiques

Des Sambrevillois estiment que le s cimetières sont dans un état lamentable, mal entretenus. Sur les réseaux sociaux (qui ne constituent pas vraiment le miroir exact de la société, convenons-en), de nombreux commentaires sont plus qu’acerbes dans le genre : "On ne va pas passer notre temps à déraciner pendants que les personnes compétentes touchant leur salaire se font un plaisir de nous voir faire le travail à leur place…" ou "la commune pourrait montrer l’exemple et entretenir ce qui lui appartient comme elle l’exige pour ses habitants…".

D’autres sont malgré tout plus nuancés comme ce dernier : "Entre les sépultures, il me semblerait logique que les familles entretiennent vu qu’on le fait aussi pour le filet d’eau devant notre maison. Certaines tombes ne sont visitées qu’à la Toussaint par les familles. Pourquoi pas un élan de solidarité pour nos défunts ?". Enfin, certains plaident pour un laisser-faire de la nature : "c’est vraiment joli toute cette vie, c’est un très beau symbole, je trouve".

Interrogé, l’échevin Olivier Bordon (PS) qui a les cimetières dans ses attributions se dit conscient du problème mais rappelle avant tout que les espaces publics, c’est-à-dire les allées des cimetières sont toujours entretenus. Pour lui, le problème vient d’une directive de la région wallonne qui interdit l’utilisation de certains désherbants. Auparavant, ceux-ci étaient déversés sur les allées et s’étendaient naturellement de tous côtés, empêchant ainsi la prolifération de mauvaises herbes sur les concessions. "Aujourd’hui, on désherbe à la main" , explique l’échevin. "Mais on ne peut pas s’occuper des tombes et de leurs abords qui sont des espaces privés. C’est comme si vous demandiez au personnel communal d’entretenir votre jardin, ce n’est pas légal".

Selon lui, la directive de la Région wallonne a surtout mis en évidence que les gens ne se rendent pratiquement plus dans les cimetières et que les tombes ne sont pas bien entretenues. "On pourrait engager du personnel supplémentaire pour entretenir ces lieux mais cela aura un coût évident. Peut-on le faire supporter par l’ensemble de la communauté ?" se demande Bordon.

LEF