« Je me suis dit que je ne devais pas faire cela mais en même temps j’avais envie de dormir au chaud et au sec. »

Né en 1977, Maxime (prénom d’emprunt), un Jambois , a derrière lui un lourd passé judiciaire. Il a passé près d’une dizaine d’années en prison mais n’avait plus fait parler de lui depuis 2011 lorsqu’il dérobe une Ford Fusion le 24 décembre 2018.

Il expliquait au tribunal vendredi dernier : « Je sais que ce n’est pas une excuse valable. Mais je me suis retrouvé à la rue après une séparation. Je devais intégrer une collocation mais c’est tombé à l’eau. Je me suis retrouvé dans une précarité extrême, je passais des nuits dehors et il faisait froid. Ce jour-là, j’ai vu le véhicule, les clés étaient sur le tableau de bord et la porte n’était pas verrouillée. Je me suis dit que je ne devais pas faire cela mais en même temps j’avais envie de dormir au chaud et au sec. »

La voiture a été  retrouvée en mars 2019 à Salzinnes, alors qu’elle était mal stationnée.

Pour ces faits et au vu des antécédents du prévenu, le parquet de Namur réclamait une peine de 18 mois de prison, sans s’opposer à un sursis.

Le tribunal a rendu son jugement vendredi  : le prévenu écope d'une peine de travail de 160 heures.