En 2017, avant les dernières élections communales, la Wallonie comptait 170 Echevins du Bien-être animal. Le décompte de GAIA indique qu'il y en a aujourd'hui 223 sur un total de 262 villes et communes, soit une augmentation de 31%. 

85% des communes wallonnes possèdent un représentant officiel pour le Bien-être animal. Dans la province de Namur, 74% des communes possèdent un Echevin du Bien-être animal ou un Bourgmestre en charge de cette compétence, 10 communes font donc défaut et ne disposent pas encore d’un responsable en la matière. Selon Michel Vandenbosch, Président de l’association de défense des animaux GAIA « l'inscription explicite du bien-être animal parmi les compétences d'un échevin ainsi qu’un vrai programme politique sont indispensables ».

Pour cette évaluation, les élus locaux ont disposé de 6 mois - entre juin et décembre 2021 - pour répondre à un questionnaire approfondi de plus de 80 questions, portant sur 10 grandes thématiques ; parmi lesquelles : la désignation d’un référent Bien-être animal au sein de chaque commune et de chaque zone de police, la collaboration avec les autres acteurs du secteur (refuges, police, vétérinaires, etc.), la sensibilisation de la population et des enfants au bien-être animal, la mise en place d’un programme complet de gestion des chats errants, un contrôle de la population de pigeons respectueux des animaux, l'absence d'animaux vivants sur les marchés et autres lieux d’exposition, l'interdiction de tirer des feux d'artifice ou encore, l'impossibilité d'obtenir des autorisations d’abattage à domicile.

Sur base des informations reçues par GAIA, un classement a été établi pour la province de Namur. La première place du classement est attribuée à Jemeppe-sur-Sambre (87%) suivie de près par Andenne (79%) et Sambreville (78%). Les communes d’Ohey (51%) et Philippeville (47%) arrivent, quant à elles, dernières du classement. Cela reste cependant un meilleur point de départ que les villes et communes qui n'ont pas participé à notre enquête.