Brandon a agressé deux fois sa victime. Dont une fois avec un couteau.

Un réfugié afghan de 23 ans a failli perdre la vie le 13 juillet 2017 à Couvin. Ce jeune homme a été deux fois victime de coups dans la même journée.

D’abord vers 16 h 30 alors qu’il roulait à vélo. Puis une seconde fois vers 23 h. Poursuivi pour une tentative de meurtre avec la circonstance aggravante de haine raciale, le principal auteur des faits, Brandon, a été condamné ce mercredi à sept ans de prison ferme.

La première agression a été totalement gratuite. Comme en témoignent les déclarations du prévenu. "On se trouvait au parc de Couvin. On buvait avec des amis. Il est passé, je l’ai arrêté et je l’ai frappé."

Dans la soirée, le réfugié afghan est revenu sur place accompagné pour, selon lui, récupérer les tongs et la pompe de son vélo perdues lors de la première altercation. Brandon était toujours présent.

Durant cette seconde scène, l’Afghan a reçu trois coups de couteau : un à la main, un à la cuisse et un au thorax qui a causé un pneumothorax et une perforation d’un poumon. Selon Brandon, le réfugié était porteur de l’arme. Il n’aurait fait que se défendre en retournant l’arme contre lui. Une version que le tribunal n’a pas suivie.

L’enjeu de ce procès était de déterminer si Brandon a eu l’intention de tuer son opposant. Si oui, de savoir s’il a été animé d’une haine raciale. Pour le tribunal correctionnel de Dinant, la réponse est oui. Parce que Brandon est décrit comme faisant partie des skinheads de Couvin, parce qu’il a frappé sans raison et parce qu’il considère que les réfugiés, qu’il surnomme "les Arabes", ne devraient pas être là.

Quant à l’intention homicide, elle est appuyée par la nature de l’arme, à savoir un couteau avec une lame effilée de 9 cm, les zones visées et le nombre de coups portés.