Namur Le Gesvois mise sur un travail d’équipe pour pérenniser son mouvement.

La présidence des Jeunes MR de la province de Namur a été disputée. Trois candidats étaient en lice et c’est Simon Lacroix, conseiller communal à Gesves qui a remporté l’épreuve avec 47 % des voix. "C’est avant tout le travail d’une équipe. Nous sommes sept ou huit et on va encore élargir le noyau" explique celui qui a déjà été échevin dans sa commune et qui est actuellement conseiller du ministre Willy Borsus.

Simon Lacroix a peut-être aussi été élu parce qu’il a fait une campagne interne tournant autour de plusieurs axes. "Une des idées était qu’il faut améliorer l’aide aux jeunes élus. Quand on arrive dans un conseil communal, il faut tout apprendre. Nous voulons que l’on puisse mettre à disposition des outils pour aider à prise de décision, expliquer comment fonctionnent les associations et les intercommunales, fournir des analyses détaillées sur certains aspects de la gestion communale. Il faut que les jeunes disposent d’un maximum d’informations sur tout ce qui gravite autour de la commune."

Après des campagnes pour les élections communales et régionales, il a, dit-il, cerné ce qui manque aux jeunes en politique. "Nous devons créer nos propres réseaux de contacts. Non seulement au sein du MR mais avec tout le monde associatif en général et également avec les jeunes des autres partis."

Collaborer mais en même temps, porter la voix des jeunes parce qu’ils ont des choses à dire, des solutions différentes à proposer, une autre vision de certaines choses. "Même si on est avant tout MR, on doit rester indépendants et c’est d’ailleurs une demande du parti. Nous devons être des aiguillons, proposer des solutions innovantes dans tous les domaines."

Chose rare, alors qu’il débute celui-ci, Simon Lacroix pense déjà à la fin de son mandat de président des Jeunes MR de la province : "C’est un mandat de deux ans. Nous voulons qu’à la fin de celui-ci, notre mouvement soit pérennisé, avec une équipe unie et qu’il soit reconnu comme un véritable mouvement de jeunes qui défend ces derniers et qui est leur relais à différents niveaux."

Armé d’un solide bagage universitaire (Sciences politiques, relations internationales, analyse des conflits,…), le Gesvois veut continuer son action politique, avec une préférence pour la région : "Je suis un patriote régionaliste. L’État belge survivra grâce à ses régions et la Belgique ne pourra être pérennisée que si la Wallonie se relève".

LEF