En déménageant chez sa compagne à Falisolle, cet Alostois ne pensait pas que la situation avec ses nouveaux voisins directs serait si tendue. Au point d’avoir été cité directement par ceux-ci devant le tribunal correctionnel pour dénonciations calomnieuses

Le déménagement remonte au printemps 2018. L’homme arrive dans la commune de Sambreville avec ses six chiens. "De grande taille", précise la partie civile. "Il leur a construit un abri en toute illégalité qui a d’ailleurs dû être démoli. Avec ces chiens, mes clients ne dormaient plus. Ils aboyaient constamment." Il n’en fallait pas plus pour enclencher le conflit de voisinage. Dans ce cadre, l’Alostois a déposé deux plaintes à l’encontre de son voisin et de sa fille qu’il accuse de tentative d’homicide. Ils auraient voulu l’écraser, les 18 et 23 octobre 2018. "Impossible, mon client était en Sicile à ce moment-là. Il a déposé des preuves à la police (billets d’avion, réservation du logement et dépenses). Sa fille est quant à elle policière et allait prendre son service" D’où les poursuites pour dénonciations calomnieuses. Le parquet de Namur requiert trois mois de prison.

La défense estime toutefois qu’elles ne sont pas établies. L’homme maintient en effet ses déclarations. S’il a reconnu les véhicules, il a pu se tromper sur l’identité des personnes au volant. "La volonté de nuire n’est pas établie", estime son avocate. Jugement le 11 juin.