Namur

Durant les trois jours du festival, Mélanie et les autres bénévoles vont se couper en quatre pour que le confort de leurs invités soit total

Dix-huit heures. Le soleil tape encore sur l'esplanade de la Citadelle. Sur la scène principale, Chicos Y Mendez a démarré le premier concert de la soirée avec sa musique aux accents qui mélangent toutes les cultures.

Aux entrées, la foule se presse pour les concerts d'Axelle Red, Gaetan Roussel et Pascal Obispo.

On compte dans celle-ci bon nombre de personnes à mobilité réduite. C'est qu'aux Solidarités, elles sont choyées.

Mélanie est une des cinquante bénévoles prête à les accueillir dans un espace qui leur est spécialement dédié, légèrement surélevé pour leur permettre une excellente visibilité, à côté de la technique. "Je suis de la partie depuis la création des Solidarités. Éducatrice dans un centre de jour, j'ai l'expérience et ça me plait de donner de mon temps pour ces personnes." Tout en parlant, elle surveille un petit groupe de personnes handicapées pour vérifier que personne ne manque de rien. "On les accompagne dès leur arrivée sur le site. On les installe le mieux possible et on tente de les aider pour tout, pour qu'ils puissent profiter de leurs concerts. On va chercher leurs tickets, on achète leurs boissons ou ce dont ils ont envie pour manger, on veille vraiment à ce qu'elles puissent profiter au mieux de ce moment."

Tout est pensé pour le confort de ces personnes particulières (mais ne dirait-on pas extraordinaires ?) à un point tel que l'organisation a même placé un agent de sécurité qui contrôle l'accès à cet espace réservé : pas question qu'une personne valide accède à cet espace pour profiter de la vue exceptionnelle sur la scène.

Durant les trois jours de festival, Mélanie va passer de longues heures à son poste, mais avec un réel plaisir : "Ça ne me change pas beaucoup de mon boulot. Ça me permet d'assister à de nombreux concerts tout en faisant la connaissance de nombreuses personnes." Mais il n'y a pas qu'aux Solidarités que notre jeune dame est active : "Ça fait plaisir de voir que d'autres festivals commencent à penser aussi aux personnes handicapées. Si je peux agir de même sur d'autres sites, je le fais avec plaisir".

Et, avant de nous quitter, elle lance, souriante : "Cette année, nous avons des candidats réfugiés politiques qui se sont proposés pour nous donner un coup de main. Ils sont présents parmi nous."