Le prévenu était absent à l’audience de ce mercredi matin. Il ne s’est donc pas expliqué au sujet d’abus de biens sociaux pour un montant de 52.000 euros. En 2014, il a racheté les parts sociales d’une société de titres services de la région de Sombreffe, avant d’en dilapider les actifs en 5 mois à peine. La société a déposé le bilan et a fait faillite. De plus, l’intégralité du rachat des parts n’a pas été payée à celle qui les détenait par le passé, qui s’est constituée partie civile et a donc amené l’affaire devant le tribunal.

Alors que le prévenu était censé être gérant à titre gratuit, il s’est versé deux fois 8.000 euros de salaire. La société a aussi financé des frais d’avocat personnels. 2.200 euros ont été retirés en espèces, alors que des versements vers une autre société de l’auteur ont été réalisés, à concurrence de 10.000 et 1.500 euros.Il a également dépensé 2.700 euros dans un restaurant...qui lui appartenait. 4.477 euros ont été transférés des comptes de la société préjudiciée vers ses comptes personnels. Des préventions de défaut de comptabilité, de mise à disposition de personnel, d’absence d’assurance, de défaut de paiement de cotisations à la sécurité sociale lui sont également reprochées. Le casier du prévenu est bien fourni : incendie volontaire, menaces, chèque sans provision, absence de déclaration de travailleurs, extorsion, usurpation d’identité, escroquerie, y figurent notamment. Une peine de travail de 200 heures et une amende de 2000 euros sont requises, en plus de la confiscation de 51.993 euros et d’une interdiction professionnelle de 5 ans.

Le conseil du prévenu plaide une simple déclaration de culpabilité, vu le temps qui s’est écoulé depuis les faits, 8 ans. Le prévenu regrette de n’avoir pu s’expliquer davantage sur les mouvements d’argent, mais explique qu’il n’avait plus accès aux comptes de la société.

Jugement le 8 juin.