Namur

Ils étaient une dizaine à manifester mais aucun habitant de Spy n'était présent

Suite aux incidents survenus cette semaine, l'extrême-droite avait promis une manifestation ce dimanche sur le parking de l'Intermarché de Spy. A 14h30, comme promis, les militants d'extrême-droite ont débarqué. Pas vraiment en masse : ils étaient tout au plus une dizaine, rassemblés derrière deux banderoles proclamant "on est chez nous" ou "non aux migrants". Parmi eux, pas la moindre présence d'habitants de Spy : la démonstration est faite que ces groupuscules ont uniquement mené une action de communication pour tenter de propager leur message. Celui-ci est toujours le même, fustigeant le laxisme de la bourgmestre Stéphanie Thoron suspectée de trop de tolérance envers les migrants, rappelant tous les méfaits attribués à ces derniers comme vols, insécurité ou dénonçant leur coût énorme pour les finances de l'Etat. En face d'eux, quelques journalistes, quelques policiers et l'un ou l'autre badaud sortant du grand magasin tout proche mais là non plus, pas de trace d'habitants du village. On se demande d’où vient l'expression "Spy en colère". Après une pseudo-conférence de presse devant un parterre particulièrement peu rempli, les militants s'en sont allés pour répéter ce type d'action à Ath pour soutenir un personnage folklorique contesté par certains mouvements, non sans promettre de nouvelles actions à très brève échéance.

A quelques kms de là, sur le parvis de la maison communale de Jemeppe-sur-Sambre, quelques militants anti-fascistes étaient rassemblés pour proclamer leur soutien et leur protection aux migrants. Pour eux, tout être humain a le droit de vivre n'importe où sur terre. D'abord rassemblés aux abords du camps de réfugiés, il se sont déplacés, sur les conseils des policiers locaux, vers la maison communale afin d'éviter à la castagne avec les militants d'extrême-droite.

Certains habitants de Spy craignaient cette manifestation et surtout qu'elle ne dégénère dans les rues du village. Heureusement, il est plus que probable que la gestion intelligente des deux parties en présence par la police locale a permis d'éviter les affrontements.