Namur Le match de ce vendredi risque de se jouer à guichets fermés.

Depuis des années, le stade communal des Bas-Prés se contente d’accueillir des matches de promotion (cette année de D2 amateurs) puisque l’UR Namur stagne dans cette catégorie. Mais ce vendredi, le terrain namurois sera la surface de jeu d’un match pour le moins inattendu entre le Standard de Liège et l’Olympique de Marseille.

"On aurait pu organiser cette rencontre ailleurs. Mais étant namurois et partant du constat qu’il n’y a jamais de tel match à Namur, on a opté pour notre province. En terme de capacité, deux terrains correspondaient : celui de Jambes et celui de Namur. Mais celui de Jambes est pris pour des entraînements d’athlétisme… Et le stade des Bas-Prés à l’avantage de posséder des infrastructures en dur et nécessite donc moins de préparation. Sa capacité est de 4.000 places, ce qui est suffisant pour une rencontre amicale", commente l’un des organisateurs, Vincent Berode.

à quoi les supporters et amateurs de football en général doivent-ils s’attendre comme rencontre en cette trêve internationale ? "Pas à un match entre noyaux B ou C. On n’aurait pas pris le risque financier et le but n’est pas de bluffer les gens."

A priori, les Marseillais seront au complet. "Gomis et Thauvin seront là, par exemple. Les éventuels joueurs arrivés en fin de mercato également s’ils ne sont pas internationaux. Côté Standard par contre, Fiore, Goreux, Hubert, Mia, Fai et Dossevi seront absents."

Les Marseillais arriveront vendredi sur le coup de 11h en Belgique et à 18h au stade, à Namur. Leur retour dans le sud de la France est prévu après la rencontre à 23h30.

D’un point de vue pratique, la rencontre risque bien de se jouer à guichets fermés. "3.000 places ont déjà été vendues et les places assises sont sold out. Venir le soir même en espérant avoir une place sera risqué. 1.000 places, ça part vite !"

Point de vue sécurité, la loi football sera d’application, comme lors de chaque rencontre. Les supporters des deux camps ne seront par ailleurs pas séparés. "Ils s’entendent bien, les deux clubs sont amis. Et puis, peu de Marseillais feront le déplacement."

Sans trop en dire, les organisateurs pensent déjà à une nouvelle rencontre pour 2017. À Namur ? Pas certain. Cela dépendra des équipes concernées car les infrastructures namuroises ne permettent pas forcément d’accueillir un nombre important de spectateurs. L’idée d’un mini-tournoi mijoterait dans la tête des organisateurs.