La cour d’assises de Namur a entamé lundi le procès de Styven Cumero, né en 1991, accusé du meurtre de Jeanette Katzenberg, née en 1978, commis dans un lieu indéterminé à une date comprise entre le 24 et le 30 juillet 2015.

L’accusé doit également répondre de vol, de tentative de viol et d’attentat à la pudeur sur Veronique G, entre Charleroi et Floreffe, le 28 septembre 2015, de viol sur Jamila B à une date indéterminée entre le 1erjanvier 2016 et le 7 septembre 2018 à Marchienne-au-Pont, et d’outrage aux mœurs le 17 août 2018 à Floreffe sur une mineure. Styven Cumero nie à ce stade tous les faits qui lui sont reprochés.

Le procès a débuté avec la lecture de l’acte d’accusation par l’avocat général Marc Servais. Si nous vous relations dernièrement la découverte du corps de Jeanette Katzenberg et les éléments qui avaient mené à l’interpellation de Cumero, l’acte d’accusation comporte d’autres éléments éclairants relatifs à la personnalité de l’accusé et sur la nature de ses relations avec les femmes. A la lecture de ceux-ci, il est difficile de ne pas percevoir en Cumero le profil d’un délinquant sexuel.

La police mentionne tout d’abord des faits d’attouchements sur une jeune fille près du parc SOLVAY en 2013.

L’accusé explique qu’il fréquente régulièrement des prostituées depuis les années 2011-2012. L’une d’elles, Jamila B déclare : « Ce type-là c’est un salopard. Il est alcoolique, il boit, il est capable de tout et de n’importe quoi. Je me suis déjà faite violer par ce type. C’est quelqu’un qui est brutal et violent » Réentendue le 21 janvier 2019, elle confirmera ses déclarations précisant avoir été violée sans préservatif dans un endroit qu’elle identifiera précisément aux enquêteurs.

Des images pédopornographiques ont été relevées sur l’ordinateur de l’accusé dans le cadre de l’enquête.

Une petite amie, porteuse d’un handicap et d’un déficit intellectuel et qui a noué une relation avec Cumero en 2015 a aussi été entendue. De ces auditions, qui n’ont pas débouché sur une plainte, il ressort que l’homme aujourd’hui agé de 29 ans la considérait comme un objet sexuel. Elle explique qu’au fil du temps, il l’a détruite intérieurement en la dénigrant et en lui disant qu’elle ne ressemblait à rien. Quant à la nature de leur relation, elle déclare qu’elle était sa chose et que dès qu’ils étaient dans la chambre, il lui sautait dessus pour avoir des rapports. Elle estime que certains de ceux-ci étaient des viols. A ce sujet, elle précise : « Il me forçait alors que je ne voulais pas. J’étais fatiguée. Il me prenait par tous côtés, autant par devant que par derrière, il m’immobilisait et tout…Il me prenait par voie anale. Cela a commencé directement, c’était son délire. Il aimait cela. Moi, cela me faisait mal ». Elle précise : « Il ne demandait pas, il me prenait directement… Il m’immobilisait, il me bloquait les bras avec tout son poids…Je ne savais pas bouger ni rien… J’étais terrifiée ».

Veronique G, une ancienne prostituée concernée par des faits de tentative de viol et d’attentats à la pudeur, explique que le 28 septembre 2015, alors que Cumero l’avait fait monter dans sa voiture en vue d’entretenir une relation tarifée, il immobilise sa voiture sur une bretelle, déboutonne son pantalon et exige que celle-ci lui pratique une fellation. Comme elle refuse, il la saisi violemment par les cheveux pour l’y contraindre. Il lui pince également l’entrejambe. Cumero nie avoir eu tout contact avec la victime.

Une jeune fille âgée de 15 ans au moment des faits accusé également l’habitant de Jemeppe d’outrage public aux mœurs, le 17 août 2018, à Floreffe. Celui-ci s’est approché d’elle en voiture et lui aurait montré qu’il se masturbait. Alors qu’elle prenait la fuite, il aurait continué à la suivre. Des faits reconnus ce lundi lors de l’instruction d’audience, les seuls