Namur

L'économie de 1,2 million escomptée sera sans doute ramenée à 250.000 euros. Le permis sera délivré pour le 22/11.

Le 30 juin 2017, la Ville de Namur annonçait, après un an de palabres et négociations, que le marché du téléphérique était attribué à l’association momentanée de trois entreprises : Franki, Poma et Labellemontagne. La concession de travaux publics d’une durée de 30 ans, pendant laquelle la Ville de Namur s’engageait à verser une redevance annuelle de 600 000 €, soit 18 millions € sur la durée de la concession. Ce qui a suscité beaucoup de critiques, de la part de l’opposition comme de la part de certains citoyens.

Argument auquel le bourgmestre Maxime Prévot était fier de répondre que la Ville de Namur avait négocié un contrat en béton et ne paierait la redevance qu’à partir de la mise en service du téléphérique, qui a d’abord été annoncé pour 2018, puis 2019. Ce sera finalement pour 2020 puisque le permis va être accordé incessamment.

On aurait donc pu croire que la Ville allait économiser au minimum 1,2 million €, soit n’acquitter que 16,8 milions. Ce ne sera finalement pas le cas et pour deux raisons. Un : la Ville va prendre en charge le surcoût de 350 000 € lié au nouveau dessin de la station basse. Deux : la Ville accepte de négocier avec les promoteurs/exploitants du téléphérique au sujet de l’une des années de redevance économisées. Ce qui veut dire que le téléphérique coûtera tout de même 17,75 millions €, ce qui ne change pas grand-chose au montant initial.

Le bourgmestre s’en est expliqué mardi soir devant le conseil communal. "Puisque c’est au terme de la première enquête publique que la Ville a demandé aux promoteurs de redessiner la station basse, c’est normal qu’elle en assume les frais. Parmi les 145 oppositions reçues, un grand nombre trouvait le pari architectural trop moderne, il ne se fondait pas assez avec le bâti existant. Si nous ne les avions pas écoutés, on nous l’aurait reproché. D’ailleurs, le nouveau projet doit plaire puisque nous n’avons reçu qu’une quinzaine de remarques au terme de la deuxième enquête publique", justifie Maxime Prévot.