Les faits, qui se déroulent dans un milieu précarisé ont eu lieu le 3 juin 2020 à Namur. Le prévenu s’est présenté au domicile de la victime, avec qui il avait un contentieux relatif à un commerce de drogue. La victime s’est enfermée chez elle mais le prévenu est parvenu à rentrer. Alors que son opposant était couché au sol, il lui a donné un coup de couteau au genou, avant de la poursuivre dans la salle de bains, de lui donner un coup au nez et de lui voler son téléphone. La vue des photos du genou de sa victime, lacéré sur 10 centimètres de large, a créé la surprise dans le chef de l’auteur.

L’avocat de la victime constituée partie civile réclame un euro à titre provisionnel afin d’objectiver le dommage de son client, qui a été placé sous certificat médical pendant 70 jours.

Le ministère public requiert 6 ans de prison et estime le témoignage de la victime comme étant le seul crédible et estime l’intention homicide établie, en se basant sur l’arme utilisée et sur le fait que l’auteur se soit présenté chez la victime et l’ait frappé alors que celle-ci était couchée au sol et qu’il s’est donc acharné sur elle. « La victime est bien persuadée que son opposant voulait attenter à ses jours. Heureusement, en entendant les cris, des voisins sont sortis, on ne sait pas ce qui serait arrivé sans cela. Il y avait bien préméditation puisque l’auteur s’est rendu chez cette personne expressément pour en découdre. »

Le prévenu était absent à l’audience et n’était pas représenté par un avocat. Entendu suite aux faits, il a déclaré que c’est par hasard qu’il s’était rendu chez son opposant alors qu’il se baladait dans Namur et qu’il venait justement de s’acheter un couteau à saucisson. « Dans un premier temps, il reconnaissait juste lui avoir mis « une grosse claque » et ne parlait pas du couteau, au vu des dégâts, il a bien dû se mettre à table. »

Jugement le 24 juin