Le 11 octobre 2021, un homme a littéralement disjoncté. Les faits qu’il a commis, à Fosses-la-Ville, auraient pu le mener devant la cour d’assises. C’est finalement devant le tribunal correctionnel de Namur, composé d’un siège à trois juges, qu’il s’était présenté en mai dernier. Ce jeudi matin, il a écopé de cinq ans de prison avec un sursis probatoire pour ce qui excède la détention préventive déjà subie. Les préventions qui lui étaient reprochées : port d’armes prohibées, dégradation d’immeuble et menaces par geste ou emblème et surtout tentative d’assassinat collectif.

Le jour des faits, un autre conducteur avait percuté celui du prévenu, endommageant son rétroviseur. Afin de régler cet incident, cet automobiliste s’est présenté chez le prévenu, qui avait consommé de l’alcool et des médicaments. Fou de rage, il l’a menacé avec une batte de base-ball.

L’homme ne s’est pas arrêté. Dans la soirée, vers 22h20, il s’est rendu devant le domicile de cette personne et a tiré à quatre reprises sur le bâtiment, touchant la porte, la façade et une fenêtre. L’auteur a ensuite pris la fuite dans les bois où son ex-compagne l’a dissuadé de se suicider. Il a alors menacé de faire "un safari" avec la police qui était à sa recherche et a fini par l’intercepter. Il était en possession de munitions, d’un couteau papillon, d’une matraque électrique et d’un couteau à lancer.

Devant le tribunal, cet individu a justifié les faits commis par un "trop plein", dû à des problèmes de dos récurrents et à une rupture sentimentale alors qu’il venait d’être papa. "Je ne voulais probablement pas les tuer, juste leur faire peur", disait-il. Le tribunal a néanmoins déclaré toutes les préventions établies, y compris celle de tentative d’assassinat.