Les esprits se sont échauffés le 21 août 2020 dans un camping résidentiel de Mettet. Le prévenu est accusé d’avoir foncé en voiture sur sa victime. L’homme, né en 1990 et père de 3 enfants, réfute cette version des faits et explique juste avoir voulu heurter un portail. Il reconnaissait lors de l'audience du 10 juin une partie des autres préventions à sa charge. "Je n’ai pas voulu l’écraser, cet ancien camarade de pétanque avait mal parlé de moi et je venais pour avoir une explication, cela fait 10 mois que je le dis. Il n’était d’ailleurs pas blessé, à part une égratignure à la main. Si je lui avais foncé dessus avec une voiture, il aurait été autrement blessé."

Le prévenu est également accusé d’avoir harcelé la police locale par téléphone et d’outrage à agent. Son enfant aurait répété à un autre résident du camping résidentiel en question que son père allait le tuer si il continuait à poser des problèmes. Toute une ambiance.

Le parquet, se basant sur les constatations de l’expert automobile, qui a relevé des traces d’impact compatibles avec la percussion d’un corps et des traces de main sur le véhicule, estime l’intention homicide établie et réclamait une peine de 5 ans de prison. "Quand il boit, la situation dérape de façon systématique. Ses antécédents font qu’il ne peut plus bénéficier de mesures probatoires."

Le conseil du prévenu regrettait que 2 témoins n’aient pas été entendus dans le cadre de l’affaire et rappellait que son client a quitté les lieux après avoir percuté le portail. "On parle pourtant de la dame qui l’accompagnait ce jour-là et d’un témoin des faits., on a l’impression que dans le cadre de dette instruction, moins on en faisait, mieux on se portait.

La sentence est tombée ce jeudi, le prévenu est condamné à 4 ans de prison.