Le prévenu, né en 1984, est sous mandat d'arrêt depuis qu'il s'en est pris deux fois en un mois à sa compagne.

Jonathan est sous mandat d'arrêt depuis la fin février 2020. En un mois d'intervalle, le 26 janvier et le 23 février, il a été l'auteur d'importantes violences conjugales. La première a occasionné dans le chef de la victime une incapacité de travail de 15 jours. « Il lui a mis des claques, des coups de pied et a encore frappé sur elle lorsqu'elle était au sol avant de finir par un crachat en plein visage. La veille, il lui avait déjà fait une prise de judo et sa tête avait heurté la hotte de la cuisine », a indiqué le parquet de Namur en évoquant les faits de janvier. Pour celui-là, le prévenu dit qu'il prenait de la testostérone, dans le cadre du cross-fit qu'il pratiquait. Combiné à l'alcool qu'il a bu, il a pété les plombs. « Je ne me souviens de rien mais je reconnais les faits. » Selon son avocat, le mélange de ces deux substances provoque « la rage des stéroïdes » qui conduit à un démarrage au quart de tour. 

Pour le second fait, c'est le mélange d'alcool et de médicaments qui aurait conduit Jonathan a commettre de nouvelles violences conjugales. « Je suis conscient que j'ai un souci. Je bois quand je ne suis pas bien », a expliqué le prévenu qui a été cocaïnomane pendant de nombreuses années. Pour le parquet de Namur, une peine de prison de trois ans ferme sera une juste réponse pénale. Jugement le 10 juin.