Malgré de nombreuses condamnations, ce Couvinois s’obstine dans la délinquance. Ce mercredi matin, il devait s’expliquer devant le tribunal correctionnel de Dinant pour de trafic d’armes et de stupéfiants, et coups et blessures.

Selon le parquet de Namur, le prévenu se rendait au Luxembourg pour s’approvisionner en armes qu’il revendait sur Couvin et Philippeville. Il en aurait détenu et vendu quatre : un fusil à double canon, un 357 Magnum, un Glock 26 et un Browning 7.65. "Je n’ai jamais détenu ni vendu ces armes. On a retrouvé des photos dans mon téléphone, oui. Celles du Glock et du Magnum, je les ai prises car on me les avait proposés à la vente mais ça ne m’intéressait pas. Les autres sont des photos téléchargées sur internet", explique-t-il.

Pourtant, d’autres personnes l’incriminent. À commencer par un ami qui a explosé le toit de sa voiture avec un tir du 357 Magnum. "Je l’ai reconduit chez lui après une soirée au bowling. Il est redescendu avec de l’argent pr me rembourser le carburant et cette arme. Je ne savais pas qu’elle était chargée", dit-il. La scène a été filmée et la vidéo a circulé sur les réseaux sociaux. Une autre personne dit par ailleurs lui avoir acheté le Glock, qu’il a ensuite échangé contre le Browning. "Ce dossier ne repose que sur des ouï-dire, des amalgames et des déclarations d’autres personnes. Il n’y a aucune preuve", plaide la défense qui demande l’acquittement, en réponse aux 30 mois demandés par le ministère public.

Ce Couvinois a été interpellé en octobre 2021 à la suite d’une perquisition en flagrant délit, chez lui, où il venait de frapper un vieil ami. "Ils ont dû défoncer la porte d’entrée car il refusait d’ouvrir. Ils ont vu qu’il jetait de l’argent par la fenêtre. 144g de résine de cannabis ont été retrouvés dans son grenier, ainsi que du matériel de vente et de la poudre blanche sur sa balance de précision", détaille le parquet de Namur. Le tribunal parle d’une vente de 2kg de cocaïne depuis le 1er juillet 2019. Le dealer reconnaît avoir vendu, mais en moindre quantité et seulement depuis janvier 2020, après avoir perdu son boulot. Pour les coups et la vente de stups, quatre ans sont requis à son encontre. La défense demande une peine de probation autonome.