Certains interrogatoires auraient été menés de façon orientée

Le tribunal de Namur a estimé ce vendredi que les poursuites étaient irrecevables dans un dossier relatif à un trafic de pièces de voitures impliquant 11 prévenus. Le parquet de Namur va demander au parquet général de pouvoir interjeter appel de ce jugement.

Une instruction d’audience avait été réalisée en juin dans le cadre de ce dossier. Celui-ci a dû être recommencé ab initio en septembre dernier pour une raison liée à la composition du siège du tribunal. Lors de cette audience, les avocats de certains prévenus ont soulevé la question de la recevabilité des poursuites, estimant que l’enquête, et notamment certains interrogatoires, avaient été menés de façon orientée par les policiers et que la présomption d’innocence avait été violée.

Le dossier visait prévenus : le gérant d’un garage de véhicules d’occasion, son associé spécialisé dans la réparation de moteurs, leurs épouses, mais aussi des ouvriers. On leur reproche d’avoir mis sur pied, entre 2014 et 2016, un trafic de véhicules et de pièces volées, qui étaient également recelées, au sein d’ateliers localisés à Boise-de-Villers, Jambes et Jemeppe-sur-Sambre. Des pièces provenant de 60 véhicules volés sont mentionnées au dossier, qui fait aussi état de préventions d’association de malfaiteurs et de blanchiment d’argent.

JVE