Namur Ses deux recours ont été rejetés et ses demandes jugées abusives.

Un comité Transparencia a vu le jour à Namur il y a quelques semaines. Ses membres font en leur nom des demandes d’accès à certains dossiers de la Ville, selon le principe que "tout Namurois a le droit de contrôler la gestion de sa ville, ce n’est pas réservé qu’aux élus". Toutes les demandes sont transmises à la direction générale qui les étudie.

Certaines sont acceptées, comme les vues en 3D du Parlement wallon prochainement agrandi et rénové, qui ont été transmises. D’autres sont refusées. C’est notamment le cas des délibérations du collège communal (réunion hebdomadaire à huis clos des bourgmestre et échevins) ou de tous les dossiers et annexes des dossiers évoqués au conseil communal, que l’administration namuroise n’a pas voulu rendre publics.

Ce qui a donné lieu à un recours devant la commission d’accès aux documents administratifs dont nous avions fait état dans nos éditions. Ces deux recours ont été rejetés, l’organe wallon estimant que les demandes étaient toutes deux abusives. Non pas dans leur motivation, mais dans la faisabilité. Répondre favorablement à ces demandes impliquerait une démesure de moyens, selon l’avis rendu.

"Il faut se rendre compte que des données sensibles ou juste personnelles, que nous ne pouvons pas rendre publiques, se trouvent dans les documents que nous ne pouvons rendre publics", explique Benoît Demazy, responsable information et communication de la Ville par qui transitent toutes les questions et réponses de Transparencia.

"La solution paraît simple : celle d’effacer des documents les données confidentielles ou simplement liées à la vie privée des personnes citées, comme on le voit dans les films américains. Mais cela occuperait une ou deux personnes à temps plein", explique-t-il.

"Il y a plusieurs centaines d’annexes à chaque réunion du conseil et du collège, cela fait pas mal de classeurs de documents qu’il faudrait analyser mot à mot pour ne rien laisser passer qui puisse être reproché à la Ville."

Cela n’exclut pas que Transparencia ou d’autres citoyens posent une question précise sur un dossier précis traité au collège ou au conseil.

M.V.