Marc est laveur de vitre. En mai 2019, il travaillait en sous-traitance sur le chantier de construction d’une maison de repos de la région de Couvin. Les événements se bousculant, le conducteur de chantier lui a demandé de terminer le nettoyage des vitres dès le lendemain.

" J’avais la pression car l’état des lieux se faisait dans la foulée . J’ai voulu venir en aide à des gens dans le besoin en leur proposant de travailler, c’est vrai." 4 travailleurs non déclarés et sans permis de séjour ont été contrôlés le 13 mai par l’inspection sociale, l’un d’eux a pris la fuite. Dans la foulée, une transaction de 9000 euros a été proposée à Marc, transaction dont il ne s’est pas acquitté, d’où sa présence devant le tribunal le 26 mai dernier, où des antécédents de vols, de recels et de roulage ont été signalés. Un passé qui fait que le prévenu n’a plus droit à un sursis simple pour l’amende de 19.200 euros requise par l’auditorat du travail.

Le jugement est intervenu ce mercredi. Le prévenu est condamné à une amende de 19.200 euros assortie d'un sursis probatoire  pour ce qui dépasse 9600 euros. 7000 euros confisqués au prévenu lui seront rendus. Parmis les conditions de ce sursis, on retrouve l'obligation de régulariser la situation administrative et comptable de sa société.