Le gérant d'une société spécialisée dans l'organisation de thés dansants risquait gros financièrement. En juin dernier, l'auditorat du travail de Namur avait réclamé une somme de 96.000 euros d’amende. 24.000€ à son encontre et 76.000€ contre sa société pour défaut de Dimona (déclaration immédiate de l'emploi, NDLR) dans le cadre de son activité.

Le prévenu assistait lui-même à ce genre de soirées dans un établissement bien connu de Namur. Quand les thés dansants n’ont plus été organisés à cet endroit, il a choisi d'en organiser lui-même dans plusieurs lieux alors qu’il était pensionné. Le 16 janvier 2018, lors d’un contrôle à Gembloux, un des neuf travailleurs n’était pas en ordre de Dimona. Le 12 octobre de la même année à Floreffe, deux autres personnes se trouvaient dans le même cas. Le prévenu avait déjà été condamné pour faux et usage de faux et pour non-déclaration de neuf travailleurs en 2014.

Lors de la précédente audience, le gérant de la société a reconnu la première prévention et relativisait la seconde. Il s’agissait selon lui d’un événement privé, un anniversaire. Son avocat avait, lui, reconnu la négligence de son client et évoquait sa situation financière précaire. Avant d'être poursuivi devant le tribunal correctionnel, le prévenu avait refusé une transaction pénale de 7.500€. Ce mercredi, il a écopé d'une amende de 9.600 euros, avec un sursis de trois ans pour ce qui excède les 3.000€.