En vertu des décrets wallons du 29 mars 2018, tout élu doit déclarer l’ensemble de ses mandats publics, fonctions et rémunérations. Pour l’exercice 2018, cette déclaration et les fiches fiscales afférentes auraient dû parvenir à la Direction du Contrôle des Mandats du SPW au plus le tard le 1er juin 2020. Des rappels ont dans un premier temps été envoyés aux personnes réfractaires ou distraites mais fin octobre, le Gouvernement wallon a décidé de passer à la vitesse supérieure. 

Elle vient de dresser une liste de 254 mandataires qui ne se sont toujours pas mis en conformité avec la législation. « Nous considérons qu’ils rendent impossible le contrôle démocratique relatif au cumul des mandats et aux plafonds de rémunérations » estime Christophe Collignon, le Ministre wallon des Pouvoirs locaux. Conséquence, 25 d’entre eux sont formellement déchus de leurs mandats, dont les conseillers communaux Bernard Ducoffre (Namur, Défi), Stéphane Hayot (Couvin, Pep’s) et Joëlle Henry (Doische, MR-IC). Ils ne comprennent pas cette décision et se défendent en plaidant un oubli ou un problème administratif. A charge de la Direction du Contrôle des mandats locaux d’entendre leurs arguments pour peut-être les réhabiliter dans leurs fonctions. 

Enfin, 131 anciens mandataires, qui ne le sont plus depuis 2018, ont été déclarés inéligibles et ne peuvent donc pas se représenter en 2024. Cela concerne 14 anciens élus de la Province de Namur ayant siégé dans un conseil communal ou de l’Action Sociale (CPAS).