Namur Une bataille au centre, pas aux extrêmes

© Veronesi/Swijsen

Dans tous les états-majors des partis, l’heure était aux préparatifs pour le grand rendez-vous du 14 octobre prochain, celui des élections communales et provinciales. Namur, forcément, est l’une des communes qui comptent en Wallonie.

La capitale régionale est non seulement un enjeu, mais aussi un endroit où les lignes ont bougé, où le paysage politique semble moins figé qu’ailleurs. Au dernier scrutin local, Maxime Prévot avait créé la sensation en réalisant un score personnel que la cité n’avait plus connu depuis François Bovesse, et offrait au CDH une victoire historique. Comme quoi, rien n’est immuable en politique. Et cela donne des idées à certains, en particulier les "petites listes", des formations qui n’ont pas grand-chose à perdre et tout à gagner…

En 2012 donc, 7 listes étaient lice dans la course à décrocher l’un des 47 sièges du conseil communal namurois. Et cette fois-ci ? Les choses se précisent pour sept formations. Les quatre grands partis, évidemment : CDH, PS, MR et Ecolo auront leurs listes officielles même s’il n’est pas totalement sûr qu’elles porteront ces appellations-là. Mais aussi trois autres groupes, qui ne sont pas les mêmes qu’il y a six ans. On va assister à une bataille pour le centre tout comme une présence, plus habituelle celle-là, de l’extrême gauche.

Une liste qui s’annonce comme un sérieux client à faire son entrée au conseil est celle de Défi. Depuis des années, le président Olivier Maingain veut s’implanter en Wallonie, donner une tonalité moins bruxelloise à un parti qui a construit sa réputation sur la défense des francophones face à la Flandre. Défi est connu du public, est aux affaires dans plusieurs communes bruxelloises, est d’ailleurs présent au sein du gouvernement régional bruxellois. Pas n’importe qui. Sur le papier, ses deux têtes de liste, Pierre-Yves Dupuis (qui en 2012 occupait la deuxième place sur la liste PS, juste derrière Eliane Tillieux) et Françoise Kinet (ancienne échevine MR) sont de bonnes machines à voix.

En ce moment , Défi recrute, et il nous revient des coulisses que d’autres conseillers namurois ont été contactés personnellement par Olivier Maingain. Mais voilà, le parachutage de Dupuis et Kinet ont fait exploser la section locale existante. Des membres démissionnaires ont rejoint Oxygène, mouvement citoyen, dont l’ancien président de la locale amarante Cédric Barbiaux.