Début février, l’auditorat du travail réclamait 8000 euros au tenancier d’une brasserie de l’arrondissement de Philippeville qui a depuis lors fait faillite. Le prévenu comparaissait devant le tribunal correctionnel de Namur il y a un mois car il avait refusé de s’acquitter d’une transaction de 2000 euros qui lui était proposée pour clôturer le dossier.

Le 26 juin dernier, lors d’un contrôle de l’inspection sociale, un homme qui n’était pas déclaré comme travailleur était occupé à laver des verres dans l’établissement. Frédéric (prénom d’emprunt), expliquait: "C’est un ami d’un club de motards. Il passait environ tous les 15 jours. Il donnait un coup de main et n’était de fait pas sous contrat. Les 3 autres personnes présentes dans le café à ce moment-là étaient mon fils, un neveu et la femme de ce neveu. Nous avons été contrôlés le 26 juin et le 28 juillet, nous faisions aveu de faillite."

L’auditorat du travail soulignait à l'audience que le prévenu avait modifié à plusieurs reprises sa version des faits, mais aussi que celui-ci a déjà été condamné pour des préventions identiques. Une amende de 8000 euros était requise.

Estimant la prévention établie, le tribunal a prononcé ce mercredi une amende de 8000 euros à l'encontre du prévenu. Celle-ci est assortie d'un sursis de 3 ans pour ce qui excède 2.400 euros. Il souligne la persistance du prévenu dans son comportement infractionnel ayant un but de lucre, par ailleurs déloyal pour la concurrence.