Permettre aux étudiants de développer des compétences professionnelles en phase avec les besoins sociétaux actuels et à venir et proposer un enseignement d'excellence reposant sur l'expertise de son corps professoral constituent des objectifs prioritaires de l’enseignement provincial namurois. Les partenaires du projet indiquent : "Si le projet de créer un bachelier de conseiller en gestion de crise remonte au début de l’année 2019, l'actualité récente des crises successives qu’elles soient sanitaires, environnementales, des situations d’urgence ou d’exception démontre toute la pertinence de développer, au sein d’un cursus scolaire, une formation complète, spécialisée et adaptée aux besoins de la société. Le dépôt de la demande d’habilitation (le dossier constitué, justifié et argumenté) auprès de l’ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur) constitue une étape importante dans le processus, nécessitant une indispensable concertation de terrain."

C’est dans ce cadre de recherche d’une parfaite adéquation de la proposition avec les besoins du secteur que plus d’une soixantaine de professionnels issus d'entreprises publiques et privées se sont réunis à l’initiative du Collège provincial ce 10 mai. L’assemblée composée de responsables politiques provinciaux, des directions des établissements scolaires provinciaux concernés, du Gouverneur, de responsables de crise au niveau local, provincial et fédéral, commandants de zones de secours, zones de police, représentants de la protection civile, de la croix-rouge, de cohézio, des grands hôpitaux, de compagnies d'assurances, SNCB, centrales nucléaires de Chooz et de Tihange, la FWA, Vivaqua, ainsi que des cadres de grandes entreprises privées (GSK, Inovyn, Materne-Confilux,...) associait les secteurs public et privé autour de la thématique.

Les participants ont échangé longuement sur les objectifs, le contenu de la formation, les débouchés et l’employabilité au terme de celle-ci. Les échanges nourris ont permis d'enregistrer de nombreuses propositions visant à structurer et positionner au mieux ce nouveau bachelier. Nous en sortons avec une certitude ce nouveau métier répond à un réel besoin ! La co-organisation de la formation réunirait la Haute-Ecole de la Province de Namur (HEPN) et l'Institut provincial de formation sociale (IPFS). En parallèle ces deux écoles provinciales pourraient s'appuyer sur toute l'expertise de son Académie de police (APPN), ses écoles provinciales de sécurité civile (EPSC), et son école provinciale d’administration et de pédagogie (EPAP).

La formation, si elle est validée, pourrait être organisée à partir de la rentrée académique 2023-2024 et les premiers diplômés sur le marché de l'emploi en juin 2026.