Jean comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel de Namur pour des coups sur sa compagne. La première scène a eu lieu le 31 janvier 2020, une incapacité de 5 jours en a découlé. Le prévenu évoque "un accident malheureux, qui n’aurait pas dû arriver". Ce jour-là, il a étranglé celle qui est sa compagne depuis 13 ans, après l’avoir fait chuter sur le divan. L’autre fait s’est déroulé le 14 juillet dernier, excédé, il aurait lancé ses tartines et un couteau de cuisine à sa victime, la lame est venue se planter dans le bras de cette dernière.

L’avocate de la dame dresse un tableau peu flatteur de la vie du couple. "On parle ici de 13 ans de violences conjugales, de 43 faits dans la sphère familiale, de harcèlement, de jalousie, d’alcool."

Le substitut Derestiat évoque des violences récurrentes, des sms vulgaires, des disputes. "Le prévenu a par ailleurs déjà été condamné pour des violences intrafamiliales, du harcèlement et des coups sur mineurs. Une médiation pénale a échoué. C’était autant de mains tendues et les enfants du couple ont été exposés à cette violence. Je requiers 15 mois de prison et 100 euros d’amende."

Le conseil du prévenu plaide l’acquittement de ce dernier pour les deux scènes évoquées. "Dans le cadre de la scène de l’étranglement, monsieur a fait remarquer à sa compagne que le couteau traînait à un mètre des jouets des enfants, elle s’est précipitée sur lui et il s’est juste défendu. Dans le deuxième cas, il s’agit de coups et blessures involontaires, il ne visait pas sa compagne avec le couteau."

Jugement le 20 septembre.