Dans la nuit du 24 au 25 janvier 2018, des Florennois ont dû faire appel à la police car un de leurs amis, ivre, refusait de quitter les lieux. Quatre policiers sont intervenus mais leur venue n’a pas changé grand-chose. Le récalcitrant s’est d’abord montré insultant puis violent lorsqu’il a fallu procéder à son interpellation. "Les policiers ont essuyé des coups de pied et des insultes. Il a même tenté d’en mordre un. L’une des policières était enceinte et a été en incapacité de travail pendant trois mois", précisait l’avocat des parties civiles à l’audience. Un autre policier a quant à lui eu une dent cassée. Quelques heures plus tôt, il avait volé une carte de crédit à un ami et une bouteille de vodka rouge.

Une seconde rébellion lui était reprochée, un mois plus tard. Le prévenu s’était rendu au commissariat de police pour récupérer le cordon de son pull, qui lui avait été retiré lors de cette première scène lorsqu’il a été mis en cellule. Alors que le cordon était introuvable et que l’un des policiers lui a demandé de partir, il se serait montré très insistant, au point d’être violemment arrêté et de s’être ensuite rebellé. Une rébellion contestée par la défense qui indiquait que son client a été victime de gifles, d’une clé de bras et d’un étranglement sans avoir été violent ni insultant. Mais le tribunal n’a pas suivi cette version et l’a condamné à une peine de travail de 150 heures.