Deux ans après la création administrative du Réseau Hospitalier Namurois, c’est à présent Gilles Mouyard, Président du CHRSM qui en prend la Présidence, comme le prévoient les statuts, succédant à Jean-Marc Dieu, Président du Groupe CHU-UCL Namur. A ses côtés, on retrouve Serge Hubert, coordinateur du Réseau Hospitalier Namurois depuis 4 mois, et toute l’équipe de Direction de chacune des 6 institutions présentes dans ce Réseau.

Avant même la création du RHN au 1er janvier 2020, les six hôpitaux disposaient déjà de partenariats naturels, comme la Clinique du sein ou le Service Mobile d’Urgence et de Réanimation (SMUR). Ces services proposent à la population une offre complète et transversale sur la Province, grâce à la collaboration entre les hôpitaux. « C’est un bel avantage pour notre Réseau : nous avons déjà de nombreuses collaborations, il était donc tout naturel de nous rassembler au sein du RHN », précise Gilles Mouyard, Président.

Le Réseau Hospitalier Namurois, rassemblant des hôpitaux publics et privés, est le seul à couvrir toute une Province. Il est aussi bien avancé : «Serge Hubert a une position neutre par rapport nos institutions, il a pour mission de fédérer l’ensemble des acteurs et de créer les conditions de mise en place du réseau, ce qui est un réel plus.»

Le Gouvernement Fédéral est en train de travailler sur les aspects plus opérationnels de cette réforme, éléments qui actuellement laissent encore un peu de flou sur les futures collaborations. « Nous attendons des arrêtés royaux pour avoir davantage d’informations sur ce qui est attendu, précise Serge Hubert. Ce que nous savons déjà, c’est que pour garder le budget alloué au RHN dans le cadre du BMF, nous sommes dans l’obligation de finaliser deux projets en 2022 et c’est en bonne voie ! ». Le premier grand projet commun est le Réseau Hospitalier Hématologique Namurois. Concrètement, grâce à cette mise en réseau, le patient disposera de consultations de proximité dans chacun des six hôpitaux, d’Auvelais à Dinant, en passant par Godinne et Namur. Des prises en charge plus pointues se feront sur certains de ces sites plus spécialisés. Le second projet concerne l’hygiène hospitalière. Les infectiologues et hygiénistes des hôpitaux namurois collaborent déjà et le but est de partir de là pour créer un projet RHN. « La crise covid, arrivée juste après la création du RHN, nous a permis de déjà collaborer pour gérer cette pandémie », explique Gilles Mouyard.

Pour Serge Hubert, il y a une nuance importante à apporter dans l’objectif de cette mise en réseau : « On entend parfois que le but est de réduire les dépenses des hôpitaux mais ce n’est absolument pas le cas ! En mutualisant nos ressources, nous pouvons réaliser des économies et ces budgets vont alors pouvoir être investis pour améliorer encore l’offre de soins aux patients. Notre mot d’ordre c’est le patient d’abord ! Le patient est placé au centre de la réflexion et on part de ses besoins pour définir comment le Réseau va organiser au mieux les trajets de soins, le parcours de chaque patient au sein des hôpitaux. » Le but est d’optimiser l’offre de soins pour qu’elle soit la plus cohérente et la plus efficace et rationnelle possible.