Namur Il avait 2 grammes 67 d’alcool dans le sang et son permis lui était retiré pour 6 mois.

Jacques a un sérieux problème avec l’alcool. En avril 2016, les policiers le retrouvent dans son véhicule, stationné en bord de route, les 4 clignotants allumés. Le contrôle se déroule difficilement, le conducteur tombe, fait de grands gestes et complique le travail de la police. Verdict : 2 grammes67 d’alcool dans le sang. Jacques avait pris place derrière son volant alors qu’il était frappé d’une déchéance du droit de conduire de 6 mois. Il a été condamné à 2017 par défaut à une peine d’un an de prison avec sursis de 3ans pour 6 mois, condamnation à laquelle il fait appel.

Son avocat, Me de Fauconval, revient sur le parcours de son client : "Il a été victime d’un accident grave en 98 : il est resté 3 semaines dans le coma et 3 mois à l’hôpital. Il a subi une importante dépression post-traumatique et a commencé à boire, suite à quoi sa femme l’a quitté et il a perdu son emploi de banquier."

Alors que le prévenu demande l’installation d’un alcolock sur son véhicule afin de pouvoir à nouveau conduire et trouver du travail, le parquet va dans son sens en requérant une amende de 400€, 2 ans de déchéance du droit de conduire et la pose d’un alcolock pour une durée de 3 ans, sans s’opposer à un sursis probatoire. Le parquet précise toutefois à Jacques que l’alcolock a un coût : il se loue pour la somme de 2500 € et l’encadrement qui y est relatif s’élève à 1250 € par an, à un tarif dégressif. Le prévenu devrait donc s’acquitter, la première année, d’une somme de 3750 €.

Jacques confirme sa demande même si, pour ce prix, il pensait devenir propriétaire de l’équipement. "Je n’ai plus touché à une goutte d’alcool depuis 2 ans. Je me rends toujours aux réunions des AA, plus comme malade, mais pour aider les autres à s’en sortir." Jugement le 12 novembr