Lorsqu’il fait trop chaud, les pains de François n’ont pas la même forme.

Les pains de François, ceux qui ne sont pas moulés en tout cas, n’ont pas toujours la même forme. Mais c’est une matière vivante que la canicule rend capricieuse. "Lorsqu’il fait chaud, on doit commencer à cuire plus tôt pour éviter les heures les plus chaudes dans l’atelier. Mais malgré ça, la pâte reste difficile à travailler, les pains sont plus plats", s’excuse-t-il presque alors que son produit artisanal se vend… comme des petits pains. De quoi contrarier l’étude affirmant que deux boulangeries ferment en Wallonie chaque mois.

À tel point qu’il est conseillé de les réserver à l’avance. Ici, on travaille à l’ancienne. C’est le boulanger qui, lorsqu’il arrive à l’atelier et allume le four, chauffe la pièce et fait monter les pâtes.

Le succès est tel que la gamme ne cesse de s’élargir. Non pas que François a l’intention de devenir une chaîne qui fait des concessions sur la qualité, mais parce qu’il aime surprendre le client. Et fait confiance à la créativité de son personnel. Au projet d’alimentation durable s’est greffé un objectif social.

C’est ainsi que sa ciabatta se parfume au lard ou aux olives, que sa focaccia cuit au rythme de ses envies. Et qu’il propose des chaussons à la farce relevée inspirées par les origines de Hadja, une de ses collaboratrices.

Les clients adorent, qu’ils soient adeptes du bio et des céréales choisies avec soin (épeautre, froment, petit épeautre, khorassan…), des apports en graines (tournesol, lin, sésame, courge, noix…) ou plaisir gourmand d’un produit 100 % artisanal et savoureux.