C’est fait, les opérations sont lancées. Le 23e Salon du vin et du Fromage de Floreffe se tiendra donc bel et bien à Spy, les 6, 7 et 8 novembre prochain. Et le déménagement est définitif puisqu’une convention lie la ville de Jemeppe-sur-Sambre aux organisateurs pour les cinq prochaines années et qu’on parle même déjà de prolonger celle-ci. Non sans une certaine amertume dans le chef de Xavier Walraedt, organisateur : "J’aurai tout fait, avec persévérance, pour que Floreffe ne perde pas son salon du vin. Mais une volonté politique l’a empêché". Anne Romainville, elle, préfère tourner la page, avancer et elle met en avant le dynamisme et la motivation des autorités communales jemeppoises.

Et puis, les deux communes sont voisines, ce qui ne devrait pas trop bouleverser certaines habitudes notamment pour les familles de Floreffe qui pourront toujours accueillir chez eux les vignerons venus principalement de France mais aussi d’Italie, d’Espagne et d’ailleurs.

Malgré tous les doutes qui planent sur cette nouvelle édition (voir encadré), l’équipe organisatrice continue à innover : cette année, le concours pour attribuer les médailles d’or et d’argent aux exposants est organisé au cours de ce mois de septembre afin que les vignerons promus puissent mieux exploiter leur récompense durant le salon.

Crise sanitaire oblige, différentes mesures sont encore en préparation mais on peut déjà annoncer que pour respecter les distances, il n’y aura plus que deux restaurants ouverts.

Un nouveau parking de dissuasion, en plus de celui du site Materne et de l’Abbaye de Floreffe, est ouvert au BEP à Rhisnes avec, pour chacun, de nombreuses navettes vers le nouveau site.

Et puis, pour les vrais amateurs, il y a toujours les balades initiatiques avec le sommelier Eric Boschman.

Des changements, des innovations, il y en aura encore, vous pourrez les découvrir sur le site web www.salonduvinfloreffe.be.

Difficile d’organiser quoi que ce soit par les temps qui courent

Pour les organisateurs du salon du vin, c’est clair : “Nous, on ose, on se mouille” Courageux ou téméraires ? Le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne sont pas gâtés. En plus de toutes les incertitudes liées au choix de leur implantation, ils doivent faire face à celles provoquées par la crise sanitaire. Fallait-il y aller ou pas ? Ils se sont posé la question durant des semaines. Ils y vont. Espérons pour eux que tout se passera bien. Trop de questions restent en suspens et d’abord celle de l’autorisation d’organiser l’événement. Ou de la difficulté de respecter les distances de sécurité dans un chapiteau qu’on a vu accueillir 2 000 ou 3 000 personnes en même temps lors de certaines éditions. Quid aussi des vignerons qui viennent de zones rouges ? Les organisateurs de ce salon renommé naviguent à vue. Espérons qu’ils ne rencontrent pas d’écueil trop important.