La Ville de Namur a officiellement lancé son système de transport intelligent (STI) ce mercredi. Il s’agit d’une première en Wallonie, ont souligné les autorités communales.

Le système a pu être concrétisé grâce à des fonds européens (FEDER). Le dispositif comprend 17 caméras de surveillance, 47 caméras ANPR (Automatic Number Plate Recognition), six capteurs de qualité de l’air, 257 capteurs de stationnement, 21 panneaux informatifs à affichage dynamique et 60 bornes d’information aux principaux arrêts de bus. Il recoupe aussi d’autres données, telles que l’approche des bus en temps réel, le nombre d’emplacements disponibles dans certains parkings du centre-ville ou le nombre de vélos partagés accessibles dans les différentes stations.

L’objectif est d’informer et de conseiller en temps réel les usagers qui accèdent à Namur, en intégrant les différents modes de transport. In fine, l’outil doit permettre une réduction des temps de parcours et du trafic vers le centre-ville. Il vise également à promouvoir la multimodalité, tout en limitant la pollution. Les usagers sont notamment informés des zones de congestion ou d’accidents, des meilleurs itinéraires ou encore de la présence des parkings P + R. En complément des panneaux d’affichage, les données sont mises à disposition sur le site https://sti.namur.be. La Ville entend par là aussi renseigner les créateurs d’applications et opérateurs GPS. "Le STI répond à l’ambition forte de la Ville de Namur d’offrir un outil de mobilité aussi concret et pratique qu’innovant", a souligné l’échevine de la Mobilité et de l’Attractivité urbaine, Stéphanie Scailquin (cdH). "Il nous propose une mobilité plus prévisible, plus fluide et plus dynamique, qui répond tant aux besoins des Namurois et Namuroises qu’à ceux et celles qui transitent par notre territoire. En outre, pour la Ville, c’est une occasion unique d’inviter à suivre un plan de circulation qu’elle peut orienter selon ses besoins. Le STI renforce donc le statut de Namur en tant que ‘smart city’, soucieuse de son attractivité et de la qualité de l’air", a-t-elle conclu.