Gérard est passionné par la nature. Fou des oiseaux, c’est aussi un amoureux des poneys. Il en possède une quarantaine et gère son troupeau à la façon d’un idéaliste, prônant le retour à la nature et à l’état sauvage. C’est dans ce cadre qu’il n’avait pas fait identifier ses animaux, leur marquage allant à l’encontre de ses convictions et pouvant être traumatisant pour les bêtes. Suite à de nombreux rappels de l’AFSCA, il s’est finalement mis en ordre et a régularisé cette situation qui datait de 2013.

En février 2020, plusieurs infractions au code wallon du bien-être animal ont été constatées. Le terme « maltraitance » était employé début septembre par le représentant du ministère public, Stéphane Herbay. « On a retrouvé des objets dangereux dans la prairie, comme des planches avec des clous, des barbelés au sol, des poteaux pouvant blesser les animaux. Ils n’avaient pas d’abris et semblaient mal nourris, l’herbe était rare, le foin absent. » Une amende de 4000 euros et le retrait du droit de détenir des animaux étaientrequis.

Gérard expliquait : « Ces constats ont été faits au lendemain d’une tempête, il nous a forcément fallu un peu de temps pour mettre de l’ordre dans la prairie. 3 poneys étaient effectivement plus maigres, cela arrive, comme chez les humains."

Me Thirion, avocate du prévenu, plaidait l’acquittement pour la prévention de maltraitance et demande le sursis pour l’amende concernant la prévention de non-identification des animaux. Elle demandait évidemment au tribunal de ne pas interdire à son client de détenir des animaux « Sa conception idéaliste peut en déranger certains mais les animaux sont sa passion, sa vie, il ne les maltraiterait jamais. Il possède une connaissance pointue des chevaux comme en attestent plusieurs vétérinaires qui estiment qu’il est extrêmement attentif au bien-être animal."

Le tribunal a rendu son jugement ce lundi, le prévenu est condamné à une amende de 500 euros, assortie d'un sursis de 3 ans.