Benjamin (1985) et Catherine (1970) étaient en couple en 2021. Cette année, ces deux Couvinois se sont souvent fait connaître de la police et de la justice. Sept faits différents, allant du vol aux menaces en passant par le port d’arme prohibée, sont reprochés à Benjamin.

Le premier fait remonte au 16 avril 2021 à Viroinval. La police est appelée pour un vol qualifié commis dans un chalet. Une échelle et une tronçonneuse ont disparu. Les soupçons se portent rapidement vers le prévenu qui passe rapidement aux aveux. "La victime lui aurait volé un chauffage électrique. Il aurait commis les faits en représailles", dit le parquet de Namur.

Le 24 mai, une autre personne fait appel à la police. Quelqu’un aurait élu domicile dans sa seconde résidence couvinoise. Après s’être introduit par effraction, le prévenu a en effet pris possession des lieux. À l’arrivée des policiers, il portait même un pantalon appartenant à la victime. Selon lui, il pensait que les lieux étaient abandonnés.

Deux bonnes semaines plus tard, le 12 juin, un homme retrouve un sac contenant une arme et une plaque d’immatriculation dans un sac, sur sa propriété. La plaque permet de remonter jusqu’à Benjamin. "Il était venu tirer avec sa carabine dans les bois et dit avoir oublié son sac car il avait trop bu."

Le 1er juillet, la police est une nouvelle fois requise pour un différend de roulage cette fois, dans lequel le prévenu est encore impliqué. "Ce qui est surtout interpellant, c’est sa manière de réagir. Il a sorti une arme avec laquelle il a menacé l’autre automobiliste", précise le parquet de Namur. Il s’agit d’un pistolet à air comprimé avec lequel il a fait feu en direction d’un bois.

Le 15 août, un incident impliquant Benjamin a lieu dans une pizzeria de Viroinval. L’homme portait en plus sur lui un t-shirt d’entraînement de la police, qu’il n’est pas autorisé à porter.

Durant cette même période, il a volé, avec sa compagne Catherine, un kayak qui se trouvait sous le carport d’une habitation.

Pour l’ensemble de son œuvre, deux ans de prison sont requis par le parquet de Namur à son encontre. Sa compagne, uniquement poursuivie pour le vol du kayak, risque dix mois. Jugement le 21 juin.