L’affaire familiale, une librairie basée à Forest, a été lancée en 1994. Elle fonctionnait plutôt bien. « Jusqu’à l’arrivée de l’euro. Puis les choses se sont compliquées avec les distributeurs de presse. En 2017, nous avions des problèmes financiers. »

Deux frères étaient présents devant le tribunal correctionnel de Namur pour s’expliquer au sujet d’irrégularités constatées dans le cadre de la vente puis de la faillite de la société familiale dont ils ont tous les deux été les gérants.

On reproche aux deux prévenus d’avoir attribué un faux siège social à leur société, un à Limal et un à Namur, en utilisant frauduleusement les adresses de centres d’affaires. Des faits qu’ils ne parviennent pas à expliquer, alors que la modification est parue au Moniteur. Selon le parquet, l’acheteur de la société était en fait un homme de paille qui aurait permis aux deux frères de récupérer de façon détournée le capital de la société (18.600 euros), avant que celle-ci ne soit déclarée en faillite, le 4 avril 2019. D’où une prévention d’aveux tardif de faillite, alors que l’entreprise était dans cette situation depuis le début de l’année 2018. Des préventions de crédit artificiel, à savoir ne pas avoir honoré les dettes institutionnelles et de défaut de comptabilité viennent compléter le tableau.

Le parquet de Namur requiert une peine de travail de 120 heures pour un des frères, une peine de même type de 100 heures pour le second et une peine de 6 mois pour l’homme de paille, absent à l’audience. Des amendes de 50 euros et des interdictions professionnelles de 5 ans sont demandées pour les 3 prévenus.

Les conseils des deux prévenus présents à l’audience plaident la suspension simple du prononcé de la condamnation.

Jugement le 19 mai.