Nombreux sont les couples qui auraient dû mettre un terme à leur relation avant qu’il ne soit trop tard. Malgré de fréquentes disputes, Gaëtan et Emilie (prénoms d’emprunt) ont tenu leur relation entamée en 2015 jusqu’en septembre 2017. "Monsieur admet qu’il lui arrivait de casser des objets, de péter des plombs et d’envoyer des messages très durs mais dit que madame est jalouse et le sort régulièrement de ses gonds", indiquait le parquet de Namur à la mi-mai.

Le couple s’est donc séparé en septembre 2017 mais a néanmoins rapidement choisi de se donner une énième chance. Celle de trop. Nous sommes aux fêtes de Wallonie 2017."Chacun était de son côté. Ils se sont retrouvés et mon client l’a embrassée. Elle a pété les plombs car cela s’est fait devant ses amis qui n’étaient pas encore au courant", indique la défense. "Ils sont chacun repartis de leur côté mais s’étaient fixé rendez-vous pour repartir ensemble. Il l’a contactée plusieurs fois et elle n’a jamais répondu", poursuit-elle.

Le prévenu est rentré chez lui. Rejoint un peu plus tard par sa compagne. C’est à ce moment que la situation a une nouvelle fois dégénéré. "Madame a cassé un aspirateur à 400euros. Puis elle a reçu 7 ou 8 coups de fil d’un homme à qui elle répondait que c’était une erreur, avant de couper son gsm. Monsieur s’est énervé et a lancé son téléphone par la fenêtre. Elle lui a alors sauté dessus et lui a planté des clés dans l’épaule. Il l’a dès lors empoignée. Elle a toujours eu le don de remettre de l’huile sur le feu." Et de plaider l’acquittement sur base de la provocation voire la légitime défense.

La victime, elle, dit avoir subi plusieurs tentatives d’étranglement en plus des coups de poing reçus. S’il n’a pas assisté à toute la scène, le colocataire du prévenu a dû intervenir pour mettre fin à ces violences. Une incapacité de plus de quatre mois a été retenue dans son chef. Elle aurait développé une forme de paranoïa. "Pourtant, le lendemain, elle retournait aux Fêtes de Wallonie. Quelques mois plus tard, elle sortait dans une boîte de nuit à Erpent, à 500m de chez mon client. C’est incohérent", termine la défense.

Le prévenu a été condamné à une peine de probation autonome de 2 ans et à une amende de 200 euros ce lundi.