Le tenancier de 3 friteries namuroises a été condamné le 23 mars à une amende de 38.400 euros assortie d'un sursis de 3 ans pour ce qui excède 19.800 euros. Travail en noir, personnel en service alors qu'il était en chômage temporaire, … Les préventions étaient nombreuses. Son avocat, Me Piette, faisait opposition ce mercredi.

« Mon client n’est pas un expert des papiers. Il reconnaît l’absence de registre de personnel et de règlement de travail. Il a depuis régulariser d’autres infractions, en versant les sommes dues à plusieurs personnes. Une confiscation de 6025 euros a par contre été requise à son encontre pour avoir employé une personne en séjour illégal. Il conteste cette prévention. Il s’agit d’une amie de sa fille, réfugiée macédonienne. Mon client voyage entre ses 3 friteries et a déjà demandé à cette personne de ne plus se trouver derrière le comptoir, même pour donner un coup de main lors des coups de feu. Elle passe derrière le comptoir mais n’a pas à le faire. Il ne l’a jamais engagée et ne lui a pas fait de contrat d’emploi, il ne veut pas qu’elle soit là. »

Pour l’auditorat du travail, Jérôme Deumer précise que la personne en séjour illégal a été observée au travail à plusieurs reprises, le 23 novembre 2020 vers midi et le 26 février 2021 vers 19h30. Comme le prévoit la législation , 3 mois de rémunération sont dus à un travailleur en séjour irrégulier observé en plein travail sans être déclarée. La confirmation de la confiscation de 6025 euros est donc requise. « Le prévenu savait qu’elle venait et il a laissé perdurer l’infraction ».

Jugement le 8 juin.