Condamnée par défaut à une peine de prison de 3 ans, une prévenue née en 1993 a fait opposition le 9 septembre devant le tribunal correctionnel de Namur. Elle est impliquée dans un vol avec violence commis dans un hôtel de Profondeville en février 2019 et a été condamnée en avril dernier par la cour d’appel de Liège à une peine de prison de 6 ans pour sa participation à un home invasion commis chez un vendeur de fraises de Wépion, qui avait été poignardé et frappé avec une masse en juin 2019.

Les faits dont il était question en septembre devant le tribunal ont eu lieu dans un hôtel-restaurant de Profondeville la nuit du 26 au 27 février 2019. Les malfrats ont pénétré dans le logement du propriétaire équipés d’armes lourdes. Ils ont dérobé des montres et de l’argent présent dans un coffre pour un montant avoisinant les 190.000 euros. La prévenue s’est montrée particulièrement volubile lors de l’audience : "J’étais sous l’emprise de mon compagnon qui dirigeait la bande. On menait une vie de vagabonds. Ce soir-là, je ne savais pas qu’un vol se préparait, je ne l’ai su que quand j’ai vu l’arme. J’en ai fait des cauchemars. Cela a été un soulagement quand j’ai été incarcérée. Pour ces faits, j’étais là physiquement mais mon esprit voulait être ailleurs. Je n’avais pas conscience du danger et du mal qu’on faisait aux gens, cela m’écœurait, même si sans moi ces faits exécrables n’auraient pas été possibles. Je me répugne moi-même."

L’avocate de la prévenue précise que si elle a bel et bien joué un rôle dans ces exactions en louant la chambre d’hôtel à son nom, elle n’a exercé aucune violence et a collaboré à l’enquête. Ce jeudi, une peine complémentaire de 2 ans est venue s'ajouter à celle de 6 ans prononcée par la cour d’appel de Liège pour les faits de Profondeville.