La Fédération royale des Militaires à l'Étranger (FRME) a plaidé vendredi pour les oubliés de l'histoire lors d'une cérémonie au cimetière de Temploux (Namur). Elle a rappelé aux autorités communales, provinciales et fédérales le devoir de mémoire envers des sépultures de soldats décédés pour la patrie alors que la ville de Namur avait lancé une procédure d'expulsion. "Douze militaires, chasseurs ardennais, sont décédés sous les bombardiers allemands le 12 mai 1940. En principe, leurs tombes pourraient bénéficier d'une protection et même d'un entretien aux frais du gouvernement fédéral", a indiqué le président de la section namuroise de la FRME, Eric Dumeunier.

Afin de préserver ces traces de l'histoire et honorer le devoir de mémoire, il plaide pour un recensement complet des sépultures de soldats à Namur et en Belgique.

"Ne nous oubliez pas; ne nous abandonnez pas. Nous avons fait de notre mieux pour accomplir ce que vous nous demandez et ce parfois au prix de nos vies", a déclaré M. Dumeunier au nom des anciens combattants.

Informée de la présence de ce carré militaire à Temploux, la ville de Namur a annulé les avis d'expiration et a procédé au nettoyage des sépultures.

L'action de la FRME s'est déroulée avec le soutien de l'Interfédérale des Groupements patriotiques de la province de Namur, de la Défense et du War Heritage Institut, le parastatal de ce ministère chargé de la mémoire.

Les élèves de 5e et 6e années primaires de l'école de Sainte-Marie de Suarlée ont déposé des fleurs et lu un texte sur le sens du devoir de mémoire qu'ils ont rédigé en classe.