Jean-Marc Van Espen en bisbrouille avec la ville de Namur à cause d’un bâtiment

La ville de Namur suspecte Jean-Marc Van Espen, député-président du Collège provincial Namurois, de ne pas être en règle avec certaines prescriptions urbanistiques. Il n’aurait pas, apparemment, déclaré des kots qu’il loue rue Charles Zoude à Salzinnes.

L’intéressé tombe des nues : "Il ne faut pas faire passer l’accessoire avant l’essentiel", explique-t-il. "Je suis propriétaire d’une maison qui est occupée par mon fils et d’autres co-locataires. Un projet de transformation d’un immeuble voisin me porte préjudice parce qu’il privera ma maison de soleil. Que ce soit moi qui habite le bien ou une autre personne, le préjudice reste le même et c’est pour cette raison qu’une action a été intentée auprès du conseil d’état à qui je demande de ne pas accorder le permis d’urbanisme sollicité."

Une action en justice qui pourrait lui coûter

Ce recours au conseil d’Etat provoque ce qu’on peut appeler un retour de manivelle : l’avocat de la ville de Namur soulève le fait que l’immeuble de Jean-Marc Van Espen est composé en partie de kots occupés par des étudiants pour lesquels il n’a pas obtenu de permis d’urbanisme ou de location.

Le président du conseil provincial estime être dans son droit : "J’ai posé la question à l’avocat qui me représente au Conseil d’Etat. Trois arrêts de Tribunaux estiment que des colocations ne sont pas des kots".

Pour lui, il y a en fait une différence d’interprétation entre la ville de Namur et la Région wallonne, la première estimant que co-location et kots pour étudiants sont soumis au même régime, l’autre étant d’un avis contraire.

Quoi qu’il en soit, Jean-Marc Van Espen voudrait trouver une solution qui puisse satisfaire tout le monde.

Et il glisse : "Je suis une personnalité politique, donc ça titille les journalistes". Sous-entendu : du citoyen lambda qui aurait rencontré un problème identique, on n’aurait pas parlé… Pas certain !

Lef