Le tribunal correctionnel de Namur a prononcé vendredi des peines allant jusqu’à 2 ans de prison et des confiscations s’élevant jusqu’à 200.000 euros à l’encontre de 16 prévenus accusés de vente de drogue en association.

Entre le 1er mars 2017 et le 28 octobre de la même année, ces Namurois se sont livrés à un trafic de grande ampleur dans le cadre duquel la drogue était parfois commercialisée par quantités de 10 kilos. Le principal prévenu a par exemple reconnu acheter aux Pays-Bas près de 2 kilos de drogue par mois, 9 kilos auraient été retrouvés dans son appartement. Plusieurs des prévenus devaient répondre de port d’armes prohibées, qu’il s’agisse de sprays lacrymogènes ou d’armes de poing, comme des pistolets FN 1903 ou des colts. D’autres ont eu à se défendre au sujet de préventions de vente et détention de stupéfiants, de vol avec violence , de coups ou d’enlèvement.

Pour le substitut Gaublomme, l’existence d’une association ne faisait aucun doute, tant les rôles étaient répartis entre les différents intervenants : « Certains se chargeaient de fournir les drogues, d’autres les vendaient, il y avait des intermédiaires et même des nourrices, qui stockaient la marchandise. »

Le premier prévenu a été condamné à une peine de 5 ans assortie d’un sursis de 5 ans pour ce qui excède la détention préventive effectuée. Sa voiture lui sera saisie, une confiscation par équivalent de 200.000 euros a été prononcée. Le second est condamné à une peine de 5 ans avec sursis pour ce qui excède la détention préventive, son véhicule lui sera confisqué ainsi qu’une somme de 625 euros. Le troisième et le quatrième prévenu sont condamnés à une peine de 3 ans assortie d’un sursis pour ce qui excède la détention préventive. Deux des auteurs bénéficient de la suspension du prononcé de la condamnation alors qu’un autre membre de la bande écope de 2 ans ferme et qu’un autre s’en sort avec une peine de 2 ans avec sursis de 5 ans. Deux prévenus sont condamnés à une peine de 15 mois assortie d’un sursis de 5 ans. Des peines de travail de 200, 150 et 120 heures ont été prononcées à l’encontre de 3 individus.

Deux prévenus sont acquittés et les poursuites ont été déclarées irrecevables pour le dernier, qui était mineur au moment des faits.